Le poker en sérieux déclin en France

Le poker en sérieux déclin en France

Impossible de parler des jeux d'argent sans évoquer le poker....Pourtant, ce n'est pas forcément le jeu le plus populaire !

Voilà pourquoi le poker risque d'être mis au tapis par les bonnes vieilles machines à sous.

 

Les mauvais chiffres du poker en ligne

Prévisible selon certains

Le poker dans les casinos traditionnels

 

Les mauvais chiffres du poker en ligne

Le dernier rapport de l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux d'Argent en Ligne) est sans appel : au premier trimestre 2014, les joueurs s'intéressent de moins en moins au poker en ligne :

- 12 % des comptes joueurs actifs ont été clôturés par rapport au premier trimestre 2013

- l'activité cash games chute de 19 %  (1,2 milliard de mises contre 1,47 milliard l'année dernière pour la même période)

Seule embellie : les tournois en ligne, qui continuent de progresser (hausse de 9 % des droits d'entrée qui atteignent désormais 407 millions)

Prévisible selon certainsMr Coppolani Charles - President de l'ARJEL

Une tendance prévisible : Cette évolution du poker en ligne n'est pourtant pas surprenante.  Comme le souligne le nouveau président de l'ARJEL, Charles Coppolani,  « le marché est arrivé à maturité ».

En 2010, suite à l'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne à la concurrence, il y a eu un engouement naturel pour pour le poker.  Les différents opérateurs se sont livrés à une concurrence acharnée et ont tenté, à grands coups de spots publicitaires, d'attirer de nouveaux joueurs.

A cette époque, l'idée des salles de poker en ligne était d'attirer le public le plus large et de s'imposer en tant que « marque ». Les personnalités les plus fédératrices sont mises en avant : Patrick Bruel, Sébastien Chabal, Bruno Solo.... Monsieur et Madame Toulemonde se laissent tenter et le nombre de comptes de joueurs actifs explosent.

Mais l'euphorie est de courte durée. Les amateurs découvrent vite que l'univers du poker n'est pas tout rose :

- il y a des règles à apprendre

- il faut du temps, et de l'entraînement pour bien savoir jouer

- les mises sont taxées (alors qu'il serait plus logique que seuls les gains soient taxés)

- les novices se font repérer par les bons joueurs et ils ont donc de fortes chances de perdre

- certains joueurs utilisent des logiciels perfectionnés pour améliorer leur qualité de jeu

Bref : réussir à gagner de l'argent au poker n'est pas le fruit du hasard. Or, Monsieur et Madame Toulemonde veulent s'amuser sans se prendre la tête et surtout sans perdre de l'argent. Ils se tournent donc naturellement davantage vers les jeux de casino gratuits proposés sur les réseaux sociaux (machines à sous, black jack....).

Les opérateurs peinent alors à amortir leurs investissements (l'achat de l'agrément de l'ARJEL, les dépenses liées à la publicité, ….). Ils perdent plus d'argent qu'ils en gagnent et, dès 2012, les plus fragiles d'entre eux doivent cesser leurs activités.

Différents scandales (triche dans les rooms, black friday aux Etats-Unis...) ternissent l'image du secteur. Les rooms essaient de se démarquer et de conserver les gros joueurs. Elles se lancent alors dans des campagnes marketing beaucoup plus agressives.

Pour mémoire, rappelez-vous de la pub Pokestars

Une stratégie qui est loin de fonctionner. Et la tendance à la baisse s'accentue.

De 130 millions d'euros misés chaque semaine en moyenne de janvier à mars 2012, les rooms enregistrent 115 millions de janvier à mars 2013 puis 93 millions au premier trimestre 2014. Le marché atteint donc une relative maturité. Mais si la France veut rester compétitive, des efforts devront être déployés pour dynamiser le marché.

Car actuellement, près de la moitié des joueurs français se retrouvent sur des sites illégaux. L'ARJEL doit également agir pour proposer des rooms fiables aux joueurs. Les récents déboires de MyPok, pourtant agréée, n'ont pas contribué à redorer l'image du poker en ligne. Pendant plusieurs mois, l'activité de la room a ainsi été suspendue et les comptes des joueurs bloqués.  Heureusement, en mars dernier, la fusion du MyPok et de Joa Online (filiale du groupe JOA) a permis de mettre un terme à cette situation catastrophique. La naissance de My Joa Pok a sauvé les gains des joueurs, mais il va falloir du temps pour effacer l'image d'insécurité liée aux sites légaux.

Une autre piste : diversifier l'offre et permettre l'autorisation de jeux autres que le poker....telles que les machines à sous, le black jack et la roulette !

 

Le poker dans les casinos traditionnelsCasino de Lacuane dans le tarn

Ah, les bandits manchots....Les casinos traditionnels peuvent en témoigner : si le poker reste largement plébiscité, le jeu le plus rentable reste la machine à sous. C'est pour cela que vous en trouvez dans n'importe quel casino, alors qu'il n'y a pas toujours de tables de jeux dédiées au poker dans les petits établissements.

Prenons par exemple le petit casino de Lacaune, dans le Tarn. Il dispose de 49 bandits manchots, d'un jeu de boule, .mais pas de tables de poker. Tout simplement parce que cela n'intéresserait pas assez leur clientèle. Et les casinos les plus importants essaient surtout de valoriser l'activité poker lors des tournois.

La tendance s'est accentuée avec la crise : comme leur pouvoir d'achat a diminué, les joueurs se sont tournés vers des jeux plus accessibles. Or il existe des machines à sous accessibles à partir d'un centime d'euro ! A ce tarif-là, il est possible de s'amuser pendant de longues heures sans avoir le sentiment de dépenser trop.

Ce phénomène est encore plus marqué chez les joueurs qui fréquentent les salles de jeux durant la journée (avant 17h) :

- les retraités

- les vacanciers (qui sont généralement des joueurs occasionnels)

- les chômeurs et les personnes en situation de précarité

Alors que le poker est beaucoup plus cher. Au Pasino de Saint-Armand-les-Eaux, il faut compter 50 € minimum pour jouer au Texas Hold'Em.  Quitte à s'adonner à un jeu de cartes, le black jack est alors un excellent outsider : plus facile à apprendre et à comprendre, il est aussi plus abordable (à partir de 5 €).

Autre indicateur notable : lorsque les opérateurs plaident leur cause auprès du Gouvernement, ils ne réclament pas davantage de jeux de poker. Ce qu'ils veulent, c'est des jeux de hasard pur : la roue de la fortune, le bingo, le sic bo.... car ils savent que ce sont ces jeux là qui plairont à leurs clients.

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